mardi 3 novembre 2009
Il n'y a plus d'après...
A peine quelques lignes dans la presse, de sa région surtout...les éditions du Dauphiné, du Progrès.
Une brève dans le vert de vendredi.
Un petit article ce lundi sur le jaune, façon nécro...
Quelques mots sur Rugbyrama, un hommage çà et là au hasard d'un forum...
Voilà, c'est à peu près tout.
Pourtant, avait-il fait la une. Souvent, très souvent. Tout au long d'une belle carrière.
Mais, c'était autrefois.
Bien avant l'apparition de curieuses règles, bien avant l'allégeance du sport roi à l'influence et au pouvoir du sponsoring et du mécénat, à l'égo demesuré de dirigeants et de managers...
Bien avant l'avènement de véritables métropoles rugbystiques, bien avant la floraison de budgets au montant déconcertant...
Bien avant l'éclosion de nouvelles générations de joueurs, talentueux certes, mais au statut primant sur la culture. Quels souvenirs laisseront-ils, ceux-là...aujourd'hui aussi vite glorifiés qu'abandonnés à leur triste sort le cas échéant...
Des sunligths à parfois, hélàs, la porte du pôle emploi...
Bien avant, bien avant...
Le rayonnement sportif de l'enfant de Tullins se limita à un triangle : Bourgoin, Romans, Vienne.
Vienne, justement, un club au sein duquel il affronta tant d'équipes de tout premier plan alors...et aujourd'hui reléguées en divisions fédérales ou même en séries régionales.
Que l'on se rappelle de jalons emblématiques d'une légende : Bagnères de Bigorre, Béziers, Cahors, Carmaux, Chalons, Cognac, Foix, Graulhet, Lavelanet, La Voulte, Lourdes, Mazamet, Quillan, Soustons, Tulle, Tyrosse, Vichy...etc...
Ou d'autres qui survivent en pro D2 : la Section, le Stado, Agen, Bègles, Dax, Grenoble, La Rochelle, Mont-de-Marsan, Narbonne...etc...
Demi d'ouverture ou 3/4 centre d'exception, élégant, rapide, au coup de pied sûr, bon défenseur, un rien fantasque, individualiste ou imprévisible dans ses évolutions sur le terrain, Jacky Bouquet fut l'un des précurseurs du fameux "french flair" tant redouté par les représentants de la perfide Albion...
Derrière, à l'époque, on n'avançait pas dans l'axe, on ne provoquait pas de regroupement, on ne défiait pas les défenses. On les cadrait, on les fixait, on les contournait, on les débordait, on les hypnotisait quasiment, avant de les crucifier par la libération des "chevaux-légers" vers la terre promise...
Associé aux plus grands, les plus talentueux, notamment les étoiles de l'école lourdaise ou les deux frères, il évolua à 34 reprises sous le maillot de l'équipe de France.
Les Boni...peut-être a-t-il rejoint le cadet, loin là-haut...ou là-bas...
Pour l'ultime équipée...
lundi 26 octobre 2009
Ah, la bonne heure...
Affaire d'impression...
Evidence même, au fond, si l'on considère qu'à un moment donné, à une heure donnée, tout s'est arrêté avant de repartir dans le sens opposé, comme dans un scénario irraisonné...
Ainsi donc, pendant un tel mouvement de recul, s'est inexorablement poursuivi le cours du temps...
Etonnant, non...passer de 3 à 2 au beau milieu d'une nuit.
En faut-il du pouvoir pour ainsi stopper virtuellement un processus réputé irréversible.
Qui décide et pourquoi? Aux fins d'économies d'énergie affirmait-on à l'origine.
L'argumentation persiste, sans que le lien de cause à effet soit véritablement démontré.
Vide temporel, un vide juridique?
Imaginons un évènement dommageable pour un tiers ou la société au cours de cette parenthèse horaire, dans un intervalle virtuel. Quelle qualification juridique d'un fait ou de faits, à priori exclusifs de fondements juridiques!!!
Faut-il approfondir la question et alors se risquer dans un véritable labyrinthe.
Ou se ranger à la tonalité ambiante : une heure de plus à vivre...
La belle affaire, dans six mois, le même phénomène à l'inverse, une heure de moins...
Alors, que faire de l'aubaine.
Chacun aura agi selon...
Dans la matinée, un dernier petit saut dans la capitale du Dauphiné, regarder défiler les paysages, les quais s'éloigner dans le timing prévu...Pourquoi donc ne parle-t-on jamais ou si peu des trains qui partent et arrivent à l'heure.
Un dernier petit noir dans un établissement apprécié pour la qualité de son accueil, une ambiance...Bref, un assortiment indéfinissable qui, de même partout ailleurs, conforte des habitudes.
Ultime agrément un peu égoïste, avant le terme d'un séjour en tous points fort agréable...et ce long périple dès les premières heures d'un lundi...le retour...
vendredi 23 octobre 2009
Hasta luego...
Huit jours sans Internet.
Une grosse semaine sans ouvrir la boîte mystérieuse.
Sans consulter mails, messages, commentaires, alertes, news-letters...et autres. On en survit...
D'aucuns, plus ou moins accros, supporteraient-ils telle privation?
L'abstinence quasiment...l'embryon d'un sevrage...
En raison de leurs obligations professionnelles, ou de leurs engagements politiques, d'autres auraient-ils le choix?
Alors que tant de latitudes s'ouvrent au commun des mortels. Par exemple et au besoin, la faculté d'ériger en conflit une relation avec une dépendance.
En tout cas, point ici de confusion ou de questions dérangeantes.
Point, ici, de consultations à l'emporte pièce ou de veille persistante tard dans la nuit, au plus profond la nuit, ou à l'aube émergente.
Point, ici, l'obsédante recherche de faits ou d'évènements nouveaux...ou de petites chroniques pour, en primeur si possible, en apprécier la dernière mouture à l'encre fraîche encore...
Certains s'y adonnent. Nul besoin de les prier ou de les dissuader...
A quoi bon. Mais, leur remarquable et remarquée constance ne risquerait-elle pas d'encombrer un tant soit peu les réseaux abstrus de la blogosphère...un réseau...un lien, le lien...
L'intention artificieuse de contrecarrer une originale petite initiative qui creuse chaque jour un peu plus son sillon...une idée qui fait son chemin...Mais, à toute infortune bon coeur. Que l'on préfigure les honneurs qui reconnaîtront un jour ou l'autre cette louable assiduité : du grand prix de la persévérance à celui de la dérision.
Ce sera selon...
Huit jours pleins, néanmoins.
Un voyage vers Brignoud. Cap vers d'autres horizons...d'autres montagnes...Des retrouvailles en famille, dans l'attente de...
Alors, ce qu'il se passe là-bas...que s'y passerait-il d'ailleurs?
Au fil du temps, une vieille habitude élevée en principe : confiner à sa place un moyen de communication et non le laisser tisser sa toile...
Que l'on se calme parmi les accros, les impatients ou les bavards.
Que l'on se rassure, dame messagerie assure son rôle. Qu'on la sollicite en aval ou en amont...Qu'on la consulte comme ce dernier dimanche matin à la quête d'éventuels messages.
Stupéfaction...on se bousculerait plutôt au portillon...
Quoi, un tremblement de terre.
Quoi, un problème, une mauvaise nouvelle dans la famille, dans le quartier. Rien ne saurait être exclu à priori.
Mais non. Une distribution ordinaire dans des boîtes aux lettres d'un bulletin municipal, ordinaire lui aussi en apparence...
Par qui? Rares auraient pu apercevoir ces bien discrets messagers...que l'on connut moins réservés...Les temps changent...
Un évènement dans une bastide, parlons-en.
Que l'on se souvienne plutôt de l'annonce, durant des mois et des mois, d'une information imminente.
Que l'on se souvienne aussi d'un engagement à une information régulière...dans une profession de foi. De mauvaise foi, disait-on même à l'époque...déjà...
Le ton véritablement polémique de cette communication municipale aurait surpris.
Un ton bien aux antipodes en tout cas des précautions éditoriales habituelles, fortement attachées à l'objectivité, à la neutralité, au respect citoyen...
La présente édition serait même comparée à un tract électoral ou à un acte politique militant.
La bonne vieille droite n'évoluera donc jamais...
Ceux des amis, nombreux, restés en la bastide seraient disposés à toutes les communications possibles vers un exilé...
Par la voie postale, par fax, par mail après scan...Grand merci, la couverture du chef d'oeuvre suffira pour le moment, par simple curiosité...Rien ne presse pour le reste. Ne convient-il pas d'abord, dans un premier temps, de lentement se hâter.
Laisser du temps au temps...Conditionner toute analyse, toute réaction à la rigueur d'une lecture. On verra vers la fin du mois.
Viendra alors le moment d'appréhender réellement le caractère d'une démarche et d'apprécier le cas échéant une réalité attentatoire ou non à l'esprit républicain : l'utilisation des deniers publics, l'argent du contribuable, à des fins partisanes...
mercredi 14 octobre 2009
Et ça continue encore et encore...
Plusieurs dizaines d'élus municipaux réunis dans le grand auditorium
de
la Chambre de commerce et d'industrie.
Comme chaque année à la même époque, l'association départementale des maires tient son assemblée générale.
Le moment privilégié pour les participants de confronter problèmes, difficultés et projets, de rencontrer le représentant de l'Etat et les principales personnalités politiques.
Une rare opportunité de débat public, de solliciter un avis sur des sujets techniques ou d'actualité, ou un soutien pour l'accompagnement financier de dossiers et de programmes.
Tonalité particulière cette année, en raison des incertitudes, des aléas et des risques engendrés, au fil des jours, par les décisions, annonces et projets gouvernementaux.
Que l'on en juge : réduction des financements de l'Etat, renforcement des contraintes administratives, évolution du statut de la poste, affaiblissement des services publics, réforme de l'hôpital public, des lycées, de l'université, suppression de la taxe professionnelle, réforme territoriale par le regroupement des cantons, la fusion des départements et des régions, modification du mode de scrutin, redécoupage électoral, etc...
Nul besoin de sortir de Science-Po pour déceler dans les différents processus la reprise en main de la décentralisation par le pouvoir central et les graves atteintes aux services publics et à la démocratie par un seul parti politique...par, surtout, l'idéologie autoritaire d'un palais...
Nombreux intervenants, à tous les niveaux, d'horizons divers, devant une assistance attentive.
Un aperçu de la salle atteste de la concentration ambiante : l'intérêt de recevoir de l'info, d'échanger, qui sait de s'organiser...
Peut-être le faudra-t-il le moment venu.
L'attitude d'un, installé au dernier rang, traduirait-elle la cristallisation collective?
Considérons d'abord le visage incliné comme vers une quête, ensuite les yeux clos sans doute pour mieux rejoindre l'orateur, enfin le corps en apparence relâché, dans une prédisposition de réceptivité totale...
Pourtant...mais, incroyable, l'intéressé se serait plutôt réfugié agréablement dans les bras de Morphée...
La situation ne surprendra pas qui le connaît, qui l'aura cotoyé antérieurement...ou récemment...lors de réunions, d'assemblées générales, de rencontres diverses...
Il n'aurait donc pas changé...Il n'aurait donc pas encore mesuré l'étendue des quolibets dont il fit souvent l'objet de la part de ses pairs...à une époque...ou, parfois même aujourd'hui, en tout cas le dit-on, de collègues si peu indulgents...
Mais, ici, dans le cas présent, aurait-il pu d'abord songer à toute autre chose qu'à son petit confort personnel?
A, par exemple et surtout, la notoriété de la collectivité qu'il représente actuellement...
mardi 13 octobre 2009
Pour atteindre l'inaccessible étoile...
Guingamp, stade de la Roudourou...cinq au fond...
Bon. Pas de quoi exulter...en face, une bien pâle équipe des Iles Féroé...
En rien comparable à d'autres...le Brésil, l'Espagne, l'Allemagne ou l'Angleterre par exemple...
Que l'on ne considère pas exhaustive l'énumération...
Néanmoins, un résultat probant, acquis de fort belle manière. De nature à réveiller la ferveur populaire quelque peu désenchantée...les footeux en général...et beaucoup d'autres.
Quel euphémisme de souligner ici leurs attentes depuis tant et tant...leur frustration quant à un parcours en dents de scie, des résultats étriqués...
De quoi nourrir un espoir raisonnable pour le Mondial 2010...
Fleurissent alors manchettes, titres et commentaires élogieux, la dithyrambe ne s'embarrasse pas de complexes.
Pourtant, que n'avait-on pu dire ou écrire...A charge, évidemment...les mêmes...
Une campagne de presse impitoyable...un déchaînement dans la blogsphère...des buzz...un projet de pétition pour préparer un départ...l'hostilité à chaque apparition publique...à chaque rencontre internationale...
Un quotidien sportif à la référence autoproclamée...à l'unisson ou, parfois, à l'avant-garde.
Le même, à l'identique pour un autre...Que l'on se rappelle, en leur temps, des procès d'intention et des critiques envers Aimé Jacquet.
Mais, que penser de la posture de divas? Plusieurs de la vieille garde de 1998 qui n'en finissent pas de rejouer un match dans leur tête, tout en ressassant heures de gloire et honneurs...
Sans mesurer les conséquences du temps qui passe...
Tout à leur égo, imaginaient-ils probablement d'autres considérations, de substantielles fonctions au plan national...
Se voir confier des responsabilités fédérales ou sportives...coach à la place du coach...par exemple.
Qu'ils fassent donc leurs preuves au préalable, au stade vélodromme... 
Certes, l'entraîneur actuel du onze de France ne fit jamais montre de complaisantes dispositions relationnelles. Il persisterait même.
Souvent un rien provocateur...surtout dans les moments difficiles.
Il y en eut.
Honni, fut-il déjà, lorsqu'il évoluait à l'arrière défense d'équipes réputées : le Racing Club de Strasbourg, le PSG, les Girondins ou en équipe nationale. Un rugueux certes. Mais, pour autant, fallait-il, à l'époque, le qualifier de briseur de tibias ou de boucher...
Et, récemment, d'incompétent...
Aurait-on sous-estimé une brillante carrière de joueur d'abord, d'entraîneur de club au plus haut niveau ensuite, des espoirs français avant la consécration, enfin, l'équipe de France.
Aurait-on oublié ou relativisé la dernière coupe du monde...
En 2006, une finale perdue d'un fil...un coup de tête malheureux...
Respect, Raymond...
Aura-t-il souffert de tant de mises en cause et de critiques. Intérieurement, qui sait...
Aura-t-il réagi. A sa façon incontestablement...
Expliquer, expliquer encore avec de simples arguments. Un argument...la réalité d'une équipe en reconstruction pour majeure partie, la nécessité pour elle de s'inscrire dans la durée.
Et, si l'histoire lui donnait raison?
Bien loin des stades, dans un tout autre registre, une équipe, une autre équipe semblerait évoluer à contrario...
Une dynamique autoproclamée, affirmée même, l'espace de circonvolutions saisonnières...
Et depuis, la réalité...une réalité...
mercredi 7 octobre 2009
Lorsque l'enfant paraît...
L'attente lui paraissait bien longue, interminable...
Un jour, puis un autre...puis un autre...
Viendrait-elle enfin cette date...
Un téléphone que l'on ne décroche pas là-bas...un appel, renouvelé plusieurs fois... sans réponse. Un signe, enfin...
Réflexe bien compréhensible, mais illusoire...nouvelle fausse alerte...
Et puis, un jour...un beau jour...par la magie de la téléphonie mobile, une superbe photo laconiquement sous-titrée,
"Nélia, depuis une heure dans ce monde"
En avait-il pourtant connu des situations particulières, des périodes difficiles, des moments de grande intensité, quelques désillusions, un grand honneur et son corollaire...des responsabilités et beaucoup de travail...
De grands bonheurs...Stéphane d'abord...aujourd'hui sur une photo, un peu gauche, le...son bébé dans les bras...
Karine quelques années plus tard...
Mais, quand bien même ne le dirait-il pas ouvertement...une joie infinie, à l'heure présente...
Tout comme un autre, impénétrable en apparence...mais qui se prépare à son tour...le "petit bonheur" bien en route...
mardi 6 octobre 2009
Changer les couleurs du temps...
Premiers jours de l'automne.
Premières véritables belles journées, après une fin d'été en demi-teinte, alternant intensité caniculaire et premiers signes d'un baisser de rideau ordinaire...
Sans réelle gloire. Le terme d'apothéose n'encombrera pas ce propos...
Un dernier caprice sans doute, l'ultime avant le grand départ.
Après avoir, semaine après semaine, jour après jour, ignoré les souhaits, les besoins et l'inconfort des uns et des autres!
Non...la canicule programmée unilatéralement et ses conséquences.
Dans tous les domaines.
Comment l'oublier cet été 2009, qui le pourrait.
Fort en contrastes?
Qui se complairait à le souligner, qui prendrait ce risque?
Qui pourrait effacer, atténuer ou omettre tant d'images de désolation et de révolte d'un triste quotidien social.
Images. Enfin...lorsqu'elles auront pu franchir la grille...cathodique.
Premières feuilles...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle...
Mais, l'impitoyable sécheresse n'avait-elle pas déjà oeuvré...en partie...
Précocement, sacrifiant la parure emblématique des sous-bois au gré d'Eole, ou l'idenditaire ornement de pelouses et de jardins.
Premières feuilles...
Tombées elles aussi, à l'habitude...la saison...
Non pas sur la chaussée ou le sol réceptif à tant de choses..
Non pas...au contraire, subreptricement glissées dans une...des...plusieurs...d'innombrables boîtes aux lettres par le héraut des temps modernes, porteur à domicile de bonheurs et de désagréments...
Ici, en provenance d'un hôtel...la curieuse appellation pour qui l'hospitalité et la convivialité importent...
Tout comme la parole donnée. Mais, faut-il se hasarder sur cet terrain...
Car, quand bien même, à grand renfort de déclarations et d'assertions, parfois relayées par la gazette, ceux en situation auraient pu s'engager à modération ou à réduction...
S'imposerait...plutôt le contraire!
Alors, sans pour autant relativiser une réalité, tant de déconvenues à ce jour, tant de déconvenues à venir probablement, quelle belle opportunité que de prendre un peu de champ.
S'évader vers le réel, cheminer au hasard des sentiers...la nature ne trompe pas.
Elle peut souvent donner l'impression de se livrer totalement à qui la contemple ou la valorise.
Mais, néanmoins, que l'on n'excepte pas de sa part d'imprévisibles et de brutaux excès...
Alors, encore, quel plaisir de profiter pleinement de sa proximité quelques heures, quelques jours.
D'apprécier les mille couleurs d'une saison aux senteurs insoupçonnées.
Dut en souffrir la régularité de simples chroniques...
vendredi 18 septembre 2009
Y a pas que le CAC...
Perdre sa vie pour la gagner, souvent pour des salaires de misère.
Jamais ce slogan d'un printemps de feu n'aura revêtu autant de signification.
23 suicides de salariés de France Telecom au cours des dix huit derniers mois, dans la plupart des cas sur le lieu de travail. Ce nombre n'a pas été infirmé par la direction générale, pas plus qu'elle n'a fait état du nombre de tentatives, nombreuses sans doute.
Combien ces dernières années ?
Ces grands malheurs remontent à bien plus loin. Ce n'est pas nouveau hélas. Combien de vies professionnelles brisées, de salariés cassés, de familles anéanties.
Faut-il être à bout pour accomplir un tel acte de désespérance, parfois après un ultime témoignage avant le geste irrémédiable. Se détruire.
Croit-on qu'une telle situation ait ému les plus dirigeants de l'opérateur. Une véritable chape de silence. Pas un geste ou un mot de compassion de son président, pas une visite aux services, aux agents.
Ce profond mépris est inacceptable socialement et répréhensible professionnellement.
Aujourd'hui, France Telecom cherche à comprendre, tout en n'hésitant pas à invoquer des motifs personnels, familiaux ou psychologiques. Pour éluder ses responsabilités.
Le président de l'opérateur redoute une contagion qu'il entend contrôler et s'engage à mettre fin à cette mode du suicide!
Cette posture est scandaleuse pour les salariés de l'entreprise. Elle insulte la mémoire des disparus.
Quant à l'Etat, actionnaire principal, il n'aura jamais daigné exercer son obligation de surveillance et de contrôle.
Comment est-on arrivé à une telle situation.
Quelques étapes significatives y prédisposaient : les chantiers de liberté du ministre Longuet en 1987 ; le rapport Prévôt d'août 1989 sur la réforme des PTT portant le germe d'un long processus de privatisation ; la transformation de l'entreprise publique en société anonyme en 1996 avec l'Etat seul actionnaire ; l'ouverture du capital (on ne disait pas privatisation à l'époque...) en 1997 (21%) et 1998 (17%). En 2004, l'Etat passant sous la barre des 50%, la privatisation devenait effective.
La logique financière prendra le pas sur la politique de développement technique, la politique industrielle, les réseaux.
Les yeux des dirigeants seront désormais rivés sur le cours de la bourse. Leur stratégie reposera principalement sur une politique de rentabilité visant à satisfaire l'actionnariat et à développer les stocks options.
Point de dialogue social à l'intérieur de l'entreprise, mais, a-t-on déjà vu un actionnaire se préoccuper de telles considérations...
Non, des objectifs de plus en plus contraignants pour augmenter le chiffre d'affaires.
Des moyens réduits à peau de chagrin avec la suppression d'un tiers des effectifs, la fermeture de nombreux services et centres, la succession de restructurations.
Au cours de ces dernières années, les changements de métiers seront intervenus par dizaines de milliers, au détriment des salariés devenus de simples objets, déplacés autoritairement de services en services, vers d'autres sites géographiques, sans autres alternatives.
Pas la moindre attention à leur souffrance au quotidien.
Pour les techniciens, à une époque véritables militants des télécommunications par leur contribution à l'essor du téléphone dans notre pays, d'un idéal vers la triste réalité.
Tous vendeurs...souvent sans le minimum de formation nécessaire à de nouvelles attributions.
Des réunions de travail, ainsi les dénomme-t-on, au cours desquelles toute expression est exclue, des briefings quotidiens, de véritables réquisitoires, un management par la terreur selon les dires...
Dur à entendre. Bref, décourager les salariés, les inciter à la démission ou les pousser vers l'extérieur.
La stratégie s'impose au plus bas de la hiérarchie, elle-même sous la contrainte et qui doit s'exécuter quoiqu'elle en pense...
Il faut faire du chiffre...absolument...
Qu'importent alors les initiatives des salariés, comme par exemple l'observatoire du stress à France Telecom mis en place en interne par des organisations syndicales en 2007 afin de permettre aux agents de s'exprimer.
La seule réaction de la direction générale à cette démarche consistera à la censurer sur l'intranet de l'entreprise.
Qu'en est-il aujourd'hui de l'opérateur emblématique et de l'entreprise citoyenne tant augurée en son temps par le législateur.
Que l'on en juge par la qualité actuelle du service public, une obligation contractuelle pourtant, l'insatisfaction de l'abonné, la qualité préoccupante du réseau, l'absence de couverture des zones difficiles par l'ADSL ou encore la téléphonie mobile.
Doit-on accorder crédit aux déclarations circonstanciées du président de France Telecom quand on relève son refus de rencontrer les syndicats au début du mois d'août.
Peut-on croire à une évolution plus humaine de la stratégie actuelle, lorsque, parallèlement, ses collaborateurs indiquent que les restructurations se poursuivront.
Faudra-t-il d'autres drames pour que le ressentiment et la dignité des salariés de l'entreprise soient enfin respectés.
Que faire, chacun à son niveau.
D'abord, assurer les salariés de France Telecom d'un soutien sans exclusive et d'une solidarité citoyenne.
Faire bouger les responsables politiques et les représentants du peuple, les élus. Pas gagné d'avance, considérant le prurit libéral d'un certain nombre. Pas simple pour d'autres que la situation doit pourtant interpeller.
Que les anciens, exonérés désormais de toute contrainte par leur condition d'inactifs, se mobilisent autour et avec les organisations syndicales dont la vocation n'aura jamais paru autant indispensable. Autour et avec d'autres salariés qui connaissent hélas aussi ou pourront connaître de telles difficultés dans les services publics (par exemple EDF, GDF, la Poste, la SNCF...) ou les entreprises privées.
Chacun doit se sentir concerné, il est encore temps pour que la dignité de l'être humain au travail redevienne une réalité.
samedi 5 septembre 2009
Entre parenthèses...
Séjour prolongé dans la belle vallée.
Quelle durée, combien de jours. Qu'importe.
Pourquoi donc confiner l'essentiel dans une approche ordinaire...en effeuillant l'éphéméride...
Quel retour en arrière alors!
Compter les jours, parfois à l'unité. Ceux précédant de rares moments d'évasion...ceux rapprochant des réalités...
Exercice de nature parfois à compromettre toute tranquillité...
Exercice réservé à d'autres, auxquels reviennent les conclusions...sans exclusive...
N'est-ce point trop d'exigence. Certes. Mais, l'absence de grand dessein inhibe souvent toute dimension...
Aussi infinitésimale serait-elle...
Séjour agréable.
Ils le sont en règle générale. Avec, toutefois, des variantes...des impondérables, parfois...
Quelle aubaine de prendre du temps, son temps. Quel plaisir de favoriser les rencontres, de s'y adonner sans que la contrainte horaire ou calendaire rappellent leurs exigences.
En sera-t-il toujours ainsi. Qui l'affirmerait, à moins de lire dans la boule de cristal...
Prendre son temps, laisser du temps au temps...la famille, les gens du Nord...
De vieilles connaissances, les vieux potes. Le terme prend toute sa mesure au fil des ans.
Sont-ils occupés, professionnellement surtout. Ils le soulignent avec insistance, au cas où...
Au fur et à mesure que passent les saisons...ne leur faut-il pas hâter le rythme.
Tant d'objectifs encore en souffrance...
La hantise de leur voir prendre du champ, chaque jour un peu plus. Un peu comme la ligne d'horizon...
Alors, les contemplations...
Bien la peine que la nature s'apprête à se faire belle pour accueillir les premiers jours de l'automne...
La cohabitation, probablement, avec un environnement qui ne ravirait que les autres...
Pourtant...l'arrière saison...
Retour dans le quartier. Quelques dizaines de kilomètres, presque machinalement.
L'opportunité d'une réflexion en vue de la prochaine chronique...la présente.
Un risque. Déjà, fumer au volant exposerait à sanction. Que l'on se réfère à l'actualité récente et au désagrément d'un automobiliste...
Alors, réfléchir...l'escalade coertitive...
Un quartier d'où partit un renouveau...l'année du bicentenaire...
Pas d'autoproclamation à l'époque ou d'autosatisfaction. Non, des projets...véritables, des actes et surtout des actions...
Une fomidable dynamique dans une petite ville, dans tous les domaines, à tous les niveaux.
La dynamique ne se décrétait pas à l'époque. Elle s'instaurait tout naturellement...collectivement...
Alors, la candeur de propos actuels...il faut re-dy-na-mi-ser...
Imagine-t-on le mouvement, un mouvement se renouveler de la sorte...
Que l'on solllicite les mémoires...que l'on recherche dans les fonds de tiroirs...avant et après...quelques photos jaunies.
Quelques dossiers croustillants, d'actualité encore...une faillite municipale dans sa plus belle expression... 
Rencontre ici, avec "le Petit"...sobriquet remontant aux calendes...
En aurait-il fallu de l'imagination pour mieux trouver, encore que l'étendue des talents et des qualités de l'intéressé y prédisposait.
Epoque où chacun fut affublé du sien.
Bonne cible pour certains. Une propension déjà...corroborée plus tard par une conduite...
Un chantier ici, aussi. Ne sont-ils pas universels. Mais, à trop se disperser...
Quasiment une journée consacrée à l'installation d'équipements venus droit de l'avenue Robert Huant...D'abord, assimiler la méthode d'assemblage...discussion...désaccords...solution...exécution...
Tout au long des travaux, large tour d'actualité...locale...nationale...
Sur fond musical.
Non pas quelque machine infernale débitant force décibels dans le périmètre.
Non. Simplement, par intermittence, l'interprétation sifflotante par l'artiste de curieux morceaux, inconnus probablement de la société des auteurs...mais auxquels s'habitue agréablement l'oreille lorsqu'elle connaît le grand bonheur d'une proximité avec un tel génie créatif...
Parfois, rarement, entre deux, la délectation...Summertime...
La rentrée...
Scolaire...la réalité pour des milliers d'écoliers, de collégiens, de lycéens...
Universitaire, dans quelques semaines...
Une évidence...la réalité...
Les difficultés ne se limiteront pas, hélas, à ce seul domaine, serait-il majeur.
L'état d'exaspération sociale qui anime le pays tout entier atteindra probablement bientôt une fin de non retour. Alors, il faut donner le change. Ajouter à la hantise de la précarité de l'emploi une bonne dose de psychose sanitaire. Servir à toutes les sauces, sur toutes les chaînes, les perspectives effrayantes de la maladie...l'étendue d'un virus, la carence à faire face, la fermeture d'établissements...
Certes, sans doute faut-il prendre au sérieux, très au sérieux...les informations sérieuses...
Mais, un tel excès alarmiste pourrait s'inscrire dans une stratégie visant à relativiser ou à reléguer au second plan d'autres problèmes tout autant préoccupants : l'état de l'économie, l'ampleur abyssale des déficits budgétaires et sociaux, l'explosion de la dette publique, le rythme croissant de fermetures d'entreprises, la remise en cause de services publics, de l'hôpital...
En matière d'éducation : la fermeture d'écoles, la suppression de postes d'enseignants, l'éradication de moyens de soutien ou d'encadrement, la réforme du lycée et de l'université...
Au besoin, afin d'occuper le bon peuple, sortir prestement un bon sujet de derrière les fagots...la taxe carbone...
A l'intérieur d'une bastide, en militants zélés de la cause gouvernementale, les édiles actuels brillent...enfin, façon de dire...par une discrétion notable...
Sacrifiés, ou en tout cas bien peu défendus deux postes d'enseignants supprimés lors de la rentrée précédente...
Oubliées, les revendications pour la sécurisation de la proximité des écoles...
Evacuée, la dangérosité d'une entrée d'agglomération...
Abandonnée, l'exigence de propreté et de salubrité aux abords des différents établissements...
En son temps, animateur des séances d'un conseil d'école, aujourd'hui responsables de la chose publique, les membres du réputé Five Group sembleraient avoir éludé quelques unes de leurs meilleures partitions...
mercredi 26 août 2009
Qu'il fait bon vivre...
L'imagination compense parfois avantageusement l'absence ou l'insuffisance de moyens.
Si l'évidence se vérifie dans de nombreux domaines, l'originalité de certaines situations, parfois les plus inattendues, retient particulièrement l'attention.
Surtout, lorsque des initiatives...si,si...s'inscrivent dans la démarche louable d'harmoniser le bien vivre des autres...
Ce qui, à priori, suppose un accompagnement de tout premier choix...à une équipe de rêve aux affaires locales.
Considérons un exemple sans prendre trop de distance avec une bastide.
Mesurons les dispositifs. Les petits potins d'une place centrale assimileraient les moyens humains au dernier carré de la garde...
Attardons-nous sur les projets. Mais, pourquoi autant de circonspection pour les rendre publics...
Observons les réalisations et le bilan. Qu'en penser...mais, n'est-ce pas avant tout la qualité qui importe...
Au diable, alors, les conséquences financières et les limites de l'excédent capitalisé par d'autres...
Tout au long d'un été ouvertement culturel, l'insolite aura pris le pas sur les grands rassemblements de foule. Ces derniers ne représentent-ils pas un risque avéré pour tout pouvoir. Quel qu'il soit.
Alors, faut-il tenter le diable en favorisant les rencontres et les échanges plébéiens ? Imagine-t-on un seul instant que leurs corollaires se révèlent parfois comme autant de coups de théâtre...
Non, que non...Bien au contraire. Que l'on encourage plutôt la créativité...
Concept porteur, que l'on en juge...
Par exemple
L'exposition de vieilles bâches sous une halle centrale
pendant un bon mois au moins...
Visite gratuite, sans contraintes horaires, sans guide rebutant...
Sans frais de gestion ou de fonctionnement. Appréciable...
Dans la logique de démocratisation culturelle voulue par les textes...
Enfin une politique d'éducation populaire dans la cité...
Enfin, les premiers signes de la politique culturelle tant attendue...
Du jamais vu cent lieues à la ronde...une première...une réelle innovation...
Pas encore à la hauteur des disciples de l'école post-moderniste. Certes, mais l'iniative ferait des émules...
Seuls les habituels grincheux auraient peu apprécié cette grande ouverture à l'art baroque...
Par exemple encore, l'extension de la culture et de l'animation à certains quartiers.
Bien avancé, un projet d'envergure en serait, à l'heure actuelle, aux derniers ajustements techniques.
Des indiscrétions auraient filtré
de l'étroit périmètre conceptuel de cette idée promise à un beau succès. Serait bientôt proposé au public le plus large un grand jeu populaire de réflexion et d'investigation sur le thème peu vulgarisé à ce jour du véhicule abandonné...
Rien de comparable avec les niaiseries cathodiques habituelles...
Que l'on se rassure...
La publication de la règle jeu serait imminente.
Quelques grandes lignes dans l'attente :
Les épreuves feraient appel au bon sens des participants, mais aussi à leurs qualités d'observation et de déduction. Il leur faudrait situer rigoureusement la genèse de la situation, localiser les lieux d'exposition, estimer les conditions et les échéances d'un probable effeuillage...et, en question subsidiaire, pour départager les éventuels ex aequo, proposer la meilleure solution pour délocaliser les supports ludiques.
Une participation modique serait exigée lors de l'inscription des candidats. Les sommes ainsi recueillies feraient l'objet de l'affectation suivante : une partie au financement d'activités moins réussies et une partie aux frais d'enlèvement et d'externalisation des supports.

Conclusion à la présente chronique ne saurait intervenir sans souligner ce louable effort de déconcentration de la culture à l'intérieur d'un territoire.
Que les quartiers aujourd'hui exclus du périmètre actuel du jeu patientent.
Leur tour viendra, dans des délais insoupçonnés à ce jour à ce qu'il paraîtrait. Dans l'attente, qu'ils se gardent donc de tout sentiment de discrimination à leur égard.
Pas d'injuste procès d'intention svp...les tenants du souffle nouveau en souffriraient...


