Le blog de Pierre Lalanne

"Finalement, la vie est une somme de moments privilégiés : chacun d'eux évoque tout ce qui a été et génère tout ce qui suivra" (Elie Wiesel : Mémoire à deux voix)

samedi 28 novembre 2009

Return to sender...

DSKDébut de semaine.
Brève escale parisienne pour le directeur du F.M.I. (Fonds Monétaire International), à l'occasion d'un colloque organisé par l'hebdomadaire britannique The Economist.
Le thème : "la nouvelle donne entre banques, gouvernements et régulateurs".
On a probablement connu sujet plus ludique...
Ici, un débat technique parmi d'autres, entre personnalités du sérail.
A priori, pas de quoi émouvoir la planète.
Apparemment si, le microcosme...Que l'on en juge.
La une dans plusieurs quotidiens nationaux ou régionaux, une longue interview dans le journal bien en cour à la présidence, un passage remarqué à l'émission culte de la chaîne cryptée...
Questionnements sur la situation économique et financière mondiale, les aléas et les perspectives de sortie de crise, les initiatives du FMI, etc...Quoi de plus cohérent.
Mais, qu'abritait cette insistance à peine voilée dans les éditoriaux ou les sollicitations? La recherche d'une exclusivité sur une position, un commentaire, une critique sur la politique intérieure, la situation économique et sociale du pays, l'évolution du président, le parti socialiste?
Certes, certes...
Mais aussi, la simple quête d'une information, d'un signe même implicite quant à des projets ou autres perspectives en vue de l'élection majeure.
Candidat or not candidat...
Joker...devoir de réserve aura-t-il éludé.

Situation apparente de fièvre.
Pourquoi. Les hypothèses se bousculent : attiser la concurrence au parti socialiste, influer sur les destinées ou les décisions, favoriser un candidat considéré politiquement correct, en lieu et place d'une désignation citoyenne ou militante à venir.
Pas le vide, il est vrai, à gauche. Le trop plein dit-on...Mais quelle formation, autre que le parti socialiste, compte-elle parmi ses adhérents autant de personnalités estimables et considérées, à la dimension, aux capacités et aux talents réels.
Quelques ambitieux, aussi...serait-ce un handicap, serait-ce répréhensible?
Mais, pour tendre à la fonction suprême, suffirait-il de se croire pour se réaliser...
Question essentielle. Que plusieurs la creusent sans tarder en leur for intérieur!
Observons le niveau des opinions favorables régulièrement recueillies par Dominique Strauss-Kahn auprès des plus hauts revenus, des cadres supérieurs, des sympathisants de l'UMP et du centre. Une telle convergence d'une partie de l'électorat conservateur traduirait-elle une réelle prise de distance à l'endroit du président...une lassitude...quelques désillusions...
Et, par défaut, le rapprochement d'une personnalité à la dimension reconnue.

A n'en pas douter, à terme, le bilan de Dominique Strauss-Kahn à la direction du F.M.I. se révèlera bien plus probant que celui du présent quinquennat. Sans qu'il importe, ici, d'anticiper un inventaire, faudrait-il néanmoins souligner la crédibilité retrouvée d'un organisme international, après tant de dérives ultra libérales et regretter les processus inexorables de destruction du modèle français.
Alors, sans pour autant incarner la providence, D.S.K. pourrait-il, après avoir oeuvré efficacement pour l'amorce de la régulation du capitalisme international et la relance de la croissance mondiale, s'impliquer dans un autre challenge, mais quel challenge, le redressement démocratique, économique et social du pays.
Car, que restera-t-il de la France à l'issue de cinq longues, de cinq très longues années.

Aujourd'hui, les fonctions et l'évolution de Dominique Staruss-Kahn s'inscrivent dans une situation privilégiée : la distance qui suscite le désir, la réserve qui expose peu...et la durée qui prédispose à toutes les stratégies.
Réaffirmant résolument ses convictions socialistes, sociales-démocrates précise-t-il, il se devra, le moment venu, s'il confirme une démarche aujourd'hui émergente, de rassurer, de convaincre et de mobiliser d'abord l'électorat populaire...la gauche.
Par des engagements concrets et porteurs.
Par de grandes orientations identitaires et économiques au service de la démocratie, de la justice, de la sécurité, de l'éducation et de l'emploi.
Par une volonté politique déterminée en matière de solidarités et de réduction des inégalités.
Par l'équité fiscale visant au redressement financier du pays et au rayonnement retrouvé des services publics.

En soutenant la candidature de Dominique Strauss-Khan à la direction du F.M.I., le Président de la République aurait pu céder à la tentation de réaliser un coup politique.
Et vouloir, ainsi, exacerber la désespérance au parti socialiste, le diviser un peu plus. 56_2_arroseur_arros_
Bien plus que ne le fit l'entrée au gouvernement de ministres dits de l'ouverture, en réalité individualités diaphanes instrumentalisées par le pouvoir.
Mais, avoir contribué à l'apparition, à la réussite et à la notoriété d'une personnalité de l'opposition sur la scène internationale pourrait, un jour ou l'autre, produire des revers politiques et électoraux.
En somme, réduire un grand stratège au rôle de l'arroseur arrosé...

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vendredi 13 novembre 2009

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil...

13_novembreJournée internationale de la gentillesse, nous rappelle l'éphéméride.
Un vendredi de surcroît...
D'origine anglo-saxonne, elle débarque cette année dans l'hexagone.
La première journée de la gentillesse en France.
Quelle idée, quelle curieuse idée, comme si...
Observons.
Quoi, il serait donc nécessaire de marquer, pour un jour au moins, le trait significatif de la relation avec l'autre. De se singulariser enfin, pour une fois au moins, dans un...des comportements différents de l'ordinaire...
Quoi, il n'y aurait donc pas dans le monde, dans notre pays, autour de nous, dans notre proximité, suffisamment de signes révélateurs d'une propension qui nous conforterait.
Observons...les exemples évocateurs aux quatre coins de la planète, de l'empire dominant au village le plus modeste, le plus reculé, à tous les niveaux.
Faut-il établir ici la liste des gentils dictateurs, des adorables potentats, des courtois terroristes, des plaisants casseurs, des agréables gouvernants, des aimables parlementaires, des chaleureux technocrates, des sympathiques chefs d'entreprises, des délicats chefs de services, des complaisantes forces de l'ordre, des compréhensifs juges, des charmants élus locaux, des bienveillants surveillants, des prévenants voisins...des...des...des...
Alors, cette journée, quelle idée, quelle curieuse idée...
Et puis, une journée, une seule...

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jeudi 12 novembre 2009

On écrit sur les murs...

mur_de_berlin_2Eteintes, désormais, les dernières festivités...oui, festivités.
L'expression paraîtra excessive...
Pourtant, à contrario, ne conviendrait-il pas de l'appliquer à tant de commentaires en amont de la commémoration du 20ème anniversaire de l'effondrement d'un mur...et pendant son déroulement.
Pourtant, à contrario, ne faudrait-il pas souligner la démesure de la plupart des manifestations organisées ce 9 novembre 2009.
Un mur, le mur de Berlin...
Faut-il solliciter les mémoires...se référer à l'histoire.
Quel risque...Car, justement, beaucoup, quels qu'ils soient, quels que soient les périodes, les sujets ou les problèmes, résistent difficilement à la tentation d'une réécriture circonstanciée...
Leur propre histoire.
Le propos, assurons-le, ne vise nullement une personnalité française de tout premier plan...au premier plan même...que l'on subodore quelque peu distanciée d'un emploi du temps...

Une rupture ideologique...Yalta, le partage du monde...yalta
L'Allemagne, un pays...deux états...l'émigration constante et massive d'actifs de l'est vers l'ouest.
mur_de_berlinUn problème majeur pour une économie déjà fortement affectée par l'échec de la planification.
Des tensions à crescendo dans les relations entre les alliés d'hier...
Dans la nuit du nuit du 12 au 13 août 1961, la constrution d'un mur...
A l'ouest, le mur de la honte...à l'est, le mur de protection antifasciste...
Les réactions internationales à ce coup de force se situeront principalement au niveau du symbole. Prendre acte, certes. Prévenir un affrontement militaire, probablement, d'autant plus que la situation nouvelle ne remet pas en cause l'équilibre géopolitique.
L'oncle Sam face à l'ours soviétique...la guerre froide à son paroxysme. le rideau de fer...
Le processus de démocratisation viendra des peuples.
Que l'on se rappelle des premières dissidences à l'empire soviétique...aussitôt réprimées...
Que l'on se rappelle la contagion de la liberté, les coups de boutoirs successifs des peuples, ébranlant à chaque fois un peu plus un système oppressif.
mur_de_berlin_3Que l'on se rappelle, enfin, du rôle déterminant de Mikhaïl Gorbatchev dans l'évolution de l'URSS vers la détente et l'ouverture...et sa conséquence inéluctable, l'empire éclaté...

Une pierre qui vole en éclats...puis deux...et après...mur_de_berlin_4
D'un système à l'autre. Une folle espérance, de la contrainte à la liberté, les libertés. De l'ombre vers les lumières...
Mais, des lendemains douloureux : l'exacerbation des nationalismes, l'appartition de conflits ethniques, la guerre, les guerres, de nouveaux dirigeants au profil démocratique, mais à la gouvernance autoritaire, etc...
Mais aussi, pour le peuple, tant de difficultés et de souffrances au quotidien...le libéralisme se saurait s'embarrasser de telles contingences...
Tout ne serait-il donc qu'un éternel recommencement.
Il reste des murs à abattre. Nombreux. Ceux, par exemple, édifiés ou que l'on édifie périodiquement aux quatre coins de la planète...au nom de la démocratie et de la liberté. On en parle peu, ou à voix basse, comme si...
Et encore, n'évoque-t-on pas ici les fortifications du capitalisme sauvage...l'inébranlable mur de l'argent...

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mardi 3 novembre 2009

Il n'y a plus d'après...

A peine quelques lignes dans la presse, de sa région surtout...les éditions du Dauphiné, du Progrès.bouquet
Une brève dans le vert de vendredi.
Un petit article ce lundi sur le jaune, façon nécro...
Quelques mots sur Rugbyrama, un hommage çà et là au hasard d'un forum...
Voilà, c'est à peu près tout.
Pourtant, avait-il fait la une. Souvent, très souvent. Tout au long d'une belle carrière.
Mais, c'était autrefois.
Bien avant l'apparition de curieuses règles, bien avant l'allégeance du sport roi à l'influence et au pouvoir du sponsoring et du mécénat, à l'égo demesuré de dirigeants et de managers...
Bien avant l'avènement de véritables métropoles rugbystiques, bien avant la floraison de budgets au montant déconcertant...
Bien avant l'éclosion de nouvelles générations de joueurs, talentueux certes, mais au statut primant sur la culture. Quels souvenirs laisseront-ils, ceux-là...aujourd'hui aussi vite glorifiés qu'abandonnés à leur triste sort le cas échéant...
Des sunligths à parfois, hélàs, la porte du pôle emploi...
Bien avant, bien avant...

bouquet_2Le rayonnement sportif de l'enfant de Tullins se limita à un triangle : Bourgoin, Romans, Vienne.
Vienne, justement, un club au sein duquel il affronta tant d'équipes de tout premier plan alors...et aujourd'hui reléguées en divisions fédérales ou même en séries régionales.
Que l'on se rappelle de jalons emblématiques d'une légende : Bagnères de Bigorre, Béziers, Cahors, Carmaux, Chalons, Cognac, Foix, Graulhet, Lavelanet, La Voulte, Lourdes, Mazamet, Quillan,  Soustons, Tulle, Tyrosse, Vichy...etc...
Ou d'autres qui survivent en pro D2 : la Section, le Stado, Agen, Bègles, Dax, Grenoble, La Rochelle, Mont-de-Marsan, Narbonne...etc...
Demi d'ouverture ou 3/4 centre d'exception, élégant, rapide, au coup de pied sûr, bon défenseur, un rien fantasque, individualiste ou imprévisible dans ses évolutions sur le terrain, Jacky Bouquet fut l'un des précurseurs du fameux "french flair" tant redouté par les représentants de la perfide Albion...
Derrière, à l'époque, on n'avançait pas dans l'axe, on ne provoquait pas de regroupement, on ne défiait pas les défenses. On les cadrait, on les fixait, on les contournait, on les débordait, on les hypnotisait quasiment, avant de les crucifier par la libération des "chevaux-légers" vers la terre promise...
Associé aux plus grands, les plus talentueux, notamment les étoiles de l'école lourdaise ou les deux frères, il évolua à 34 reprises sous le maillot de l'équipe de France.
Les Boni...peut-être a-t-il rejoint le cadet, loin là-haut...ou là-bas...
Pour l'ultime équipée...

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lundi 26 octobre 2009

Ah, la bonne heure...

Affaire d'impression...heure_d_hiver
Evidence même, au fond, si l'on considère qu'à un moment donné, à une heure donnée, tout s'est arrêté avant de repartir dans le sens opposé, comme dans un scénario irraisonné...
Ainsi donc, pendant un tel mouvement de recul, s'est inexorablement poursuivi le cours du temps...
Etonnant, non...passer de 3 à 2 au beau milieu d'une nuit.
En faut-il du pouvoir pour ainsi stopper virtuellement un processus réputé irréversible.
Qui décide et pourquoi? Aux fins d'économies d'énergie affirmait-on à l'origine.
L'argumentation persiste, sans que le lien de cause à effet soit véritablement démontré.
Vide temporel, un vide juridique?
Imaginons un évènement dommageable pour un tiers ou la société au cours de cette parenthèse horaire, dans un intervalle virtuel. Quelle qualification juridique d'un fait ou de faits, à priori exclusifs de fondements juridiques!!!
Faut-il approfondir la question et alors se risquer dans un véritable labyrinthe.
Ou se ranger à la tonalité ambiante : une heure de plus à vivre...
La belle affaire, dans six mois, le même phénomène à l'inverse, une heure de moins...

quai_grenoble
Alors, que faire de l'aubaine.lemontorge_1
Chacun aura agi selon...
Dans la matinée, un dernier petit saut dans la capitale du Dauphiné, regarder défiler les paysages, les quais s'éloigner dans le timing prévu...Pourquoi donc ne parle-t-on jamais ou si peu des trains qui partent et arrivent à l'heure.
Un dernier petit noir dans un établissement apprécié pour la qualité de son accueil, une ambiance...Bref, un assortiment indéfinissable qui, de même partout ailleurs, conforte des habitudes.
Ultime agrément un peu égoïste, avant le terme d'un séjour en tous points fort agréable...et ce long périple dès les premières heures d'un lundi...le retour... 

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vendredi 23 octobre 2009

Hasta luego...

bloggerHuit jours sans Internet.
Une grosse semaine sans ouvrir la boîte mystérieuse.
Sans consulter mails, messages, commentaires, alertes, news-letters...et autres. On en survit...
D'aucuns, plus ou moins accros, supporteraient-ils telle privation?
L'abstinence quasiment...l'embryon d'un sevrage...
En raison de leurs obligations professionnelles, ou de leurs engagements politiques, d'autres auraient-ils le choix?
Alors que tant de latitudes s'ouvrent au commun des mortels. Par exemple et au besoin, la faculté d'ériger en conflit une relation avec une dépendance.

En tout cas, point ici de confusion ou de questions dérangeantes.
Point, ici, de consultations à l'emporte pièce ou de veille persistante tard dans la nuit, au plus profond la nuit, ou à l'aube émergente.
Point, ici, l'obsédante recherche de faits ou d'évènements nouveaux...ou de petites chroniques pour, en primeur si possible, en apprécier la dernière mouture à l'encre fraîche encore...
Certains s'y adonnent. Nul besoin de les prier ou de les dissuader...
A quoi bon. Mais, leur remarquable et remarquée constance ne risquerait-elle pas d'encombrer un tant soit peu les réseaux abstrus de la blogosphère...un réseau...un lien, le lien...
L'intention artificieuse de contrecarrer une originale petite initiative qui creuse chaque jour un peu plus son sillon...une idée qui fait son chemin...Mais, à toute infortune bon coeur. Que l'on préfigure les honneurs qui reconnaîtront un jour ou l'autre cette louable assiduité : du  grand prix de la persévérance à celui de la dérision.
Ce sera selon...

Huit jours pleins, néanmoins.
Un voyage vers Brignoud. Cap vers d'autres horizons...d'autres montagnes...Des retrouvailles en famille, dans l'attente de...
Alors, ce qu'il se passe là-bas...que s'y passerait-il d'ailleurs?

bul_oct2009Au fil du temps, une vieille habitude élevée en principe : confiner à sa place un moyen de communication et non le laisser tisser sa toile...
Que l'on se calme parmi les accros, les impatients ou les bavards.
Que l'on se rassure, dame messagerie assure son rôle. Qu'on la sollicite en aval ou en amont...Qu'on la consulte comme ce dernier dimanche matin à la quête d'éventuels messages.
Stupéfaction...on se bousculerait plutôt au portillon...
Quoi, un tremblement de terre.
Quoi, un problème, une mauvaise nouvelle dans la famille, dans le quartier. Rien ne saurait être exclu à priori.
Mais non. Une distribution ordinaire dans des boîtes aux lettres d'un bulletin municipal, ordinaire lui aussi en apparence...
Par qui? Rares auraient pu apercevoir ces bien discrets messagers...que l'on connut moins réservés...Les temps changent...
Un évènement dans une bastide, parlons-en.
Que l'on se souvienne plutôt de l'annonce, durant des mois et des mois, d'une information imminente.
Que l'on se souvienne aussi d'un engagement à une information régulière...dans une profession de foi. De mauvaise foi, disait-on même à l'époque...déjà...
Le ton véritablement polémique de cette communication municipale aurait surpris.
Un ton bien aux antipodes en tout cas des précautions éditoriales habituelles, fortement attachées à l'objectivité, à la neutralité, au respect citoyen...
La présente édition serait même comparée à un tract électoral ou à un acte politique militant.
La bonne vieille droite n'évoluera donc jamais...
Ceux des amis, nombreux, restés en la bastide seraient disposés à toutes les communications possibles vers un exilé...
Par la voie postale, par fax, par mail après scan...Grand merci, la couverture du chef d'oeuvre suffira pour le moment, par simple curiosité...Rien ne presse pour le reste. Ne convient-il pas d'abord, dans un premier temps, de lentement se hâter.
Laisser du temps au temps...Conditionner toute analyse, toute réaction à la rigueur d'une lecture. On verra vers la fin du mois.
Viendra alors le moment d'appréhender réellement le caractère d'une démarche et d'apprécier le cas échéant une réalité attentatoire ou non à l'esprit républicain : l'utilisation des deniers publics, l'argent du contribuable, à des fins partisanes...

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mercredi 14 octobre 2009

Et ça continue encore et encore...

Plusieurs dizaines d'élus municipaux réunis dans le grand auditoriummaire_endormi de
la Chambre de commerce et d'industrie.
Comme chaque année à la même époque, l'association départementale des maires tient son assemblée générale.
Le moment privilégié pour les participants de confronter problèmes, difficultés et projets, de rencontrer le représentant de l'Etat et les principales personnalités politiques.

Une rare opportunité de débat public, de solliciter un avis sur des sujets techniques ou d'actualité, ou un soutien pour l'accompagnement financier de dossiers et de programmes.
Tonalité particulière cette année, en raison des incertitudes, des aléas et des risques engendrés, au fil des jours, par les décisions, annonces et projets gouvernementaux.
Que l'on en juge : réduction des financements de l'Etat, renforcement des contraintes administratives, évolution du statut de la poste, affaiblissement des services publics, réforme de l'hôpital public, des lycées, de l'université, suppression de la taxe professionnelle, réforme territoriale par le regroupement des cantons, la fusion des départements et des régions, modification du mode de scrutin, redécoupage électoral, etc...
Nul besoin de sortir de Science-Po pour déceler dans les différents processus la reprise en main de la décentralisation par le pouvoir central et les graves atteintes aux services publics et à la démocratie par un seul parti politique...par, surtout, l'idéologie autoritaire d'un palais...

Nombreux intervenants, à tous les niveaux, d'horizons divers, devant une assistance attentive.
Un aperçu de la salle atteste de la concentration ambiante : l'intérêt de recevoir de l'info, d'échanger, qui sait de s'organiser...
Peut-être le faudra-t-il le moment venu.
L'attitude d'un, installé au dernier rang, traduirait-elle la cristallisation collective?
Considérons d'abord le visage incliné comme vers une quête, ensuite les yeux clos sans doute pour mieux rejoindre l'orateur, enfin le corps en apparence relâché, dans une prédisposition de réceptivité totale...
Pourtant...mais, incroyable, l'intéressé se serait plutôt réfugié agréablement dans les bras de Morphée...
La situation ne surprendra pas qui le connaît, qui l'aura cotoyé antérieurement...ou récemment...lors de réunions, d'assemblées générales, de rencontres diverses...
Il n'aurait donc pas changé...Il n'aurait donc pas encore mesuré l'étendue des quolibets dont il fit souvent l'objet de la part de ses pairs...à une époque...ou, parfois même aujourd'hui, en tout cas le dit-on, de collègues si peu indulgents...   
Mais, ici, dans le cas présent, aurait-il pu d'abord songer à toute autre chose qu'à son petit confort personnel?
A, par exemple et surtout, la notoriété de la collectivité qu'il représente actuellement...

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mardi 13 octobre 2009

Pour atteindre l'inaccessible étoile...

domenech_4Guingamp, stade de la Roudourou...cinq au fond...
Bon. Pas de quoi exulter...en face, une bien pâle équipe des Iles Féroé...
En rien comparable à d'autres...le Brésil, l'Espagne, l'Allemagne ou l'Angleterre par exemple...
Que l'on ne considère pas exhaustive l'énumération...
Néanmoins, un résultat probant, acquis de fort belle manière. De nature à réveiller la ferveur populaire quelque peu désenchantée...les footeux en général...et beaucoup d'autres.
Quel euphémisme de souligner ici leurs attentes depuis tant et tant...leur frustration quant à un parcours en dents de scie, des résultats étriqués...
De quoi nourrir un espoir raisonnable pour le Mondial 2010...

Fleurissent alors manchettes, titres et commentaires élogieux, la dithyrambe ne s'embarrasse pas de complexes.
Pourtant, que n'avait-on pu dire ou écrire...A charge, évidemment...les mêmes...
Une campagne de presse impitoyable...un déchaînement dans la blogsphère...des buzz...un projet de pétition pour préparer un départ...l'hostilité à chaque apparition publique...à chaque rencontre internationale...
Un quotidien sportif à la référence autoproclamée...à l'unisson ou, parfois, à l'avant-garde.
Le même, à l'identique pour un autre...Que l'on se rappelle, en leur temps, des procès d'intention et des critiques envers Aimé Jacquet.
Mais, que penser de la posture de divas? Plusieurs de la vieille garde de 1998 qui n'en finissent pas de rejouer un match dans leur tête, tout en ressassant heures de gloire et honneurs...
Sans mesurer les conséquences du temps qui passe...
Tout à leur égo, imaginaient-ils probablement d'autres considérations, de substantielles fonctions au plan national...
Se voir confier des responsabilités fédérales ou sportives...coach à la place du coach...par exemple.
Qu'ils fassent donc leurs preuves au préalable, au stade vélodromme... domenech_3

Certes, l'entraîneur actuel du onze de France ne fit jamais montre de complaisantes dispositions relationnelles. Il persisterait même.
Souvent un rien provocateur...surtout dans les moments difficiles.
Il y en eut.
Honni, fut-il déjà, lorsqu'il évoluait à l'arrière défense d'équipes réputées : le Racing Club de Strasbourg, le PSG, les Girondins ou en équipe nationale. Un rugueux certes. Mais, pour autant, fallait-il, à l'époque, le qualifier de briseur de tibias ou de boucher...
Et, récemment, d'incompétent...
Aurait-on sous-estimé une brillante carrière de joueur d'abord, d'entraîneur de club au plus haut niveau ensuite, des espoirs français avant la consécration, enfin, l'équipe de France.
Aurait-on oublié ou relativisé la dernière coupe du monde...
En 2006, une finale perdue d'un fil...un coup de tête malheureux...
Respect, Raymond...

Aura-t-il souffert de tant de mises en cause et de critiques. Intérieurement, qui sait...
Aura-t-il réagi. A sa façon incontestablement...
Expliquer, expliquer encore avec de simples arguments. Un argument...la réalité d'une équipe en reconstruction pour majeure partie, la nécessité pour elle de s'inscrire dans la durée.
Et, si l'histoire lui donnait raison?
Bien loin des stades, dans un tout autre registre, une équipe, une autre équipe semblerait évoluer à contrario...
Une dynamique autoproclamée, affirmée même, l'espace de circonvolutions saisonnières...
Et depuis, la réalité...une réalité...

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mercredi 7 octobre 2009

Lorsque l'enfant paraît...

BEBEL'attente lui paraissait bien longue, interminable...
Un jour, puis un autre...puis un autre...
Viendrait-elle enfin cette date...
Un téléphone que l'on ne décroche pas là-bas...un appel, renouvelé plusieurs fois... sans réponse. Un signe, enfin...
Réflexe bien compréhensible, mais illusoire...nouvelle fausse alerte...

Et puis, un jour...un beau jour...par la magie de la téléphonie mobile, une superbe photo laconiquement sous-titrée,

"Nélia, depuis une heure dans ce monde"

En avait-il pourtant connu des situations particulières, des périodes difficiles, des moments de grande intensité, quelques désillusions, un grand honneur et son corollaire...des responsabilités et beaucoup de travail...
De grands bonheurs...Stéphane d'abord...aujourd'hui sur une photo, un peu gauche, le...son bébé dans les bras...
Karine quelques années plus tard...
Mais, quand bien même ne le dirait-il pas ouvertement...une joie infinie, à l'heure présente...
Tout comme un autre, impénétrable en apparence...mais qui se prépare à son tour...le "petit bonheur" bien en route...

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mardi 6 octobre 2009

Changer les couleurs du temps...

Premiers jours de l'automne.automne
Premières véritables belles journées, après une fin d'été en demi-teinte, alternant intensité caniculaire et premiers signes d'un baisser de rideau ordinaire...
Sans réelle gloire. Le terme d'apothéose n'encombrera pas ce propos...
Un dernier caprice sans doute, l'ultime avant le grand départ.
Après avoir, semaine après semaine, jour après jour, ignoré les souhaits, les besoins et l'inconfort des uns et des autres!
Non...la canicule programmée unilatéralement et ses conséquences.
Dans tous les domaines.
 
Comment l'oublier cet été 2009, qui le pourrait.
Fort en contrastes?
Qui se complairait à le souligner, qui prendrait ce risque?
Qui pourrait effacer, atténuer ou omettre tant d'images de désolation et de révolte d'un triste quotidien social.
Images. Enfin...lorsqu'elles auront pu franchir la grille...cathodique.

feuilles_mortesPremières feuilles...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle...
Mais, l'impitoyable sécheresse n'avait-elle pas déjà oeuvré...en partie...
Précocement, sacrifiant la parure emblématique des sous-bois au gré d'Eole, ou l'idenditaire ornement de pelouses et de jardins.

Premières feuilles...
Tombées elles aussi, à l'habitude...la saison...impots
Non pas sur la chaussée ou le sol réceptif à tant de choses..
Non pas...au contraire, subreptricement glissées dans une...des...plusieurs...d'innombrables boîtes aux lettres par le héraut des temps modernes, porteur à domicile de bonheurs et de désagréments...
Ici, en provenance d'un hôtel...la curieuse appellation pour qui l'hospitalité et la convivialité importent...
Tout comme la parole donnée. Mais, faut-il se hasarder sur cet terrain...
Car, quand bien même, à grand renfort de déclarations et d'assertions, parfois relayées par la gazette, ceux en situation auraient pu s'engager à modération ou à réduction...
S'imposerait...plutôt le contraire!

Alors, sans pour autant relativiser une réalité, tant de déconvenues à ce jour, tant de déconvenues à venir probablement, quelle belle opportunité que de prendre un peu de champ.
S'évader vers le réel, cheminer au hasard des sentiers...la nature ne trompe pas.
Elle peut souvent donner l'impression de se livrer totalement à qui la contemple ou la valorise.
Mais, néanmoins, que l'on n'excepte pas de sa part d'imprévisibles et de brutaux excès...
Alors, encore, quel plaisir de profiter pleinement de sa proximité quelques heures, quelques jours.
D'apprécier les mille couleurs d'une saison aux senteurs insoupçonnées.
Dut en souffrir la régularité de simples chroniques...

Posté par pierre lalanne à 12:27 - De Bigorre en Béarn - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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