Le blog de Pierre Lalanne

"Finalement, la vie est une somme de moments privilégiés : chacun d'eux évoque tout ce qui a été et génère tout ce qui suivra" (Elie Wiesel : Mémoire à deux voix)

lundi 23 janvier 2012

Suppose qu'on ait de l'argent...

Au mois de novembre, le Financial Times publiait le classement annuel des ministres des finances européens établi par un jury international. Le ministre français, Monsieur Baroin, figurait à la 15ème place d'un pannel de 19 grands argentiers retenus pour cet exercice informel.
Peu d'échos de cette information dans les médias de l'hexagone... si ce n'est dans Libé et bien sûr le Canard!
Le Monde, peut être...encore que!
Discrétion, discrétion...
Par souci de ne pas en rajouter sur la dégradation -le mot est faible- de l'état de nos finances publiques?
La précaution de ne pas discréditer la décision, en son temps, de nommer l'intéressé à une responsabilité majeure?
Par charité chrétienne...afin de ne point désobliger l'égo démesuré d'un personnage volontiers donneur de leçons et dont l'incommensurable ambition exsude de chacun de ses actes.

Déconsidéré au sein de la cour des grands, le grand homme est-il au moins mieux reconnu et apprécié au plan national?
En matière de justice fiscale, par exemple. Que l'on en juge.

fraude fiscale blog militants eag-2

A l'état brut, les données ci-dessus corroborent incontestablement une déclaration du ministre "la loi est la même pour tous, elle doit être appliquée avec vigueur".
Toutefois, si l'on considère la disproportion en valeur de l'assiette de référence, comment ne pas, une fois encore, évoquer l'adage "selon que vous serez...".
Et s'interroger : en matière de justice fiscale, quelle note pour Monsieur Baroin?

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mercredi 18 janvier 2012

Il est grand temps de rallumer les étoiles...

Une aspiration d'Apollinaire comme introduction à la présente chronique.
Comme terme à la longue parenthèse ouverte ici, un soir du mois de septembre, la citation inscrit tout son sens dans le coeur de la nouvelle année.
Le poète a toujours raison...
Quel heureux présage!
Puissent ne point se tromper celles et ceux nombreux, très nombreux même qui, aujourd'hui, situent résolument l'année 2012 dans des perspectives enfin favorables aux attentes individuelles et collectives.
Propension au rêve?
Tout en gardant raison, doit-on convenir qu'il accompagne souvent la réussite de bon nombre d'initiatives. 
Où qu'elles interviennent. Quel que soit le niveau de leur décision.
Un grand souffle d'espérance?
Ne conditionne-t-elle pas tout engagement, toute mobilisation en vue de jours meilleurs?
Tout en gardant raison, déplacerait-on alors le curseur...

Que retenir de l'année 2011?
Des images, des faits et des méfaits à la une de l'actualité. Un temps. Mais  bien vite relégués au second plan par la hiérarchisation, parfois sélective, de l'information.
Année 2011...quand l'évènementiel aura primé sur le people...ou inversement!
Quand la résignation aura durablement marqué les uns, sans affecter pour autant la domination, les profits, l'égoïsme et l'arrogance de quelques autres...
Quand les sacrifices, le déclassement et la précarité auront traduit au quotidien le mal vivre du plus grand nombre, alors que scandales, affaires, malversations, corruption auront foulé au sol un serment de république irréprochable!
2011 :  l'année d'indignations, de crises, de déficits, de révolutions, de victoires, de victimes, de conflits...
De dictateurs enfin à terre, sans que pour autant la liberté et la démocratie reprennent leurs droits, là-bas, après des décennies d'oppression.
L'année 2011 personnifiée par la perte d'un être cher, d'un emploi, la maladie, la solitude, des échecs...mais aussi des succès, des joies, de grandes satisfactions...
La volonté forte d'esquisser l'avenir sous les reflets colorés d'un changement!

2012...une embellie?
Qui ne la souhaite.
Année politique par excellence, l'élection majeure de notre pays.
Année citoyenne, des engagements...ce que nous en ferons le moment venu!
Le printemps d'un choix déterminant...lourd de conséquences!
L'échéance se rapproche. Dans l'attente, quel plaisir de sacrifier à la tradition par l'expression ici de voeux les meilleurs à tous les niveaux, dans tous les domaines...
Avec, sur un plan plus personnel, l'assurance d'une proximité affective.

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vendredi 16 septembre 2011

Et puis...

Etonnant, non...
Les deux premières chroniques publiées dans la catégorie "Qui a dit, qui a fait" ont connu un franc succès.
Retentissant, même, au point de provoquer quelque contrariété...
Et de libérer l'inspiration talentueuse et délicate de plusieurs commentateurs.
Un encouragement à la persévérance?
La suite donc, très prochainement...la mine est inépuisable...

QUI A DIT :img145

"Notre meilleur atout est notre détermination déjà affirmée à travailler en véritable équipe qui se partage les tâches.
Nous saurons associer tous ceux d'entre vous qui souhaitent participer à la vie de la commune"
(extrait du tract électoral distribué dans les boîtes aux lettres le 7 mars 2008).

"...depuis 19 ans, un homme a voulu tout diriger, tout décider, quasiment sans partage..."
(extrait d'une profession de foi distribuée dans les boîtes aux lettres avant le premier tour des élections municipales du mois de mars 2008)

QUI A FAIT :

 Aujourd'hui à la tête d'une municipalité de droite, le maire de Rabastens administre solitairement la commune, en vertu d'une délibération en date du 24 avril 2008, complétée par une nouvelle délibération en date du 4 août, par lesquelles le conseil municipal lui a délégué quasiment toutes ses attributions.

Aujourd'hui, le premier adjoint UMP de la commune, administre solitairement la communauté de communes Adour-Rustan-Arros, en vertu de la délibération en date du 21 avril 2011, par laquelle le conseil communautaire lui a délégué les attributions les plus larges.

Etonnant, non...

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samedi 10 septembre 2011

Amour, amitié...

Illustration "empruntée" au Canard Enchaîné (édition du mercredi 7 septembre 2011)

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vendredi 9 septembre 2011

On avance, on avance...

Cent...la centième.
Cent, nombre référent de particularités historiques ou autres : les cent jours, une guerre contre nos "désormais amis" anglais, un roman qui procura une exceptionnelle notoriété mondiale à Garcia Marquez...un siècle, des siècles!
Le "père cent"...Ceux dont les cheveux grisonnent ou blanchissent se souviennent de la formule hurlée quasiment à la porte de chambrées...Parallèlement, d'autres, plus anciens, déclamaient leur "score" à tout moment de la journée, parfois au beau milieu de la nuit, au retour d'un séjour prolongé au foyer, ou d'une énième bordée en ville.
etc...etc...
Ici, l'exercice revendique toute mesure.
Faire une pause, simplement, la première depuis la publication véritable du blog, aux derniers jours du mois de mars 2009.
Deux ans et demi, déjà...que le temps passe vite.
La centième chronique...
Sans autosatisfaction ostentatoire, soulignons ce point d'étape dont la situation aurait pu se révéler tout autre si le chroniqueur s'était montré un peu plus constant...C'est le moins que l'on puisse dire.
On devine un frémissement depuis quelques jours.
Jusqu'à...On prendra acte.
Les quatre vingt dix neuf chroniques publiées furent ce qu'elles furent : décalées, affectives, originales, bucoliques, engagées, militantes parfois, mais toujours dans le respect intrinsèque des personnes et des institutions.
Tant de talents excellent par ailleurs dans le mal dire, l'allégation et l'outrance...
Viendra très prochainement le moment d'évoquer de premières statistiques et de tracer quelques perspectives.

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mercredi 7 septembre 2011

Lamento...

osse-2N'en déplaise à un récent commentateur, anonyme, c'est dans l'air du temps, faire état de séjours dans la belle vallée n'avait jamais, jusqu'à ce jour, provoqué la moindre turbulence.
Occasionné quelque curiosité? qui sait...
Favorisé quelque arrière-pensée?
Par exemple, cette marotte de situer les choses et les gens, de les associer avant de se livrer à de hâtives conclusions.
Parfois, sans mesurer suffisamment le sens réel des mots ou des expressions.
N'est pas Durkheim qui le voudrait...
Que non! Les exemples foisonnent si l'on se réfère à quelques morceaux choisis récents. Et les plus tristes fronts...
A en juger par l'illustration, la belle vallée semble protégée par la chaîne qui l'entoure et lui procure cette espèce de tranquillité que les étendues égales n'assurent pas toujours, quand bien même des cultures érigeraient un écrin tout autour de villes, de villages...une bastide.
Mais, on sait leur caractère saisonnier!

D'aucuns se découvriraient-ils avant l'heure?
A la première pique?
Aux premières interrogations exprimées sur la place publique?
Cela promet...quand d'autres questions viendront, régulièrement.
S'interroge-t-on sans doute partout ailleurs.
Non pas que promesses, déclarations, incantations aient pu un jour véritablement convaincre. Mais, tout bonnement parce que tout système démocratique porte en son for l'exigence naturelle du débat contradictoire. Le cas échéant, relèverait-on alors la véritable substance de postures. 
 
Ce dimanche, au beau milieu d'un week end prolongé dans la belle vallée, avant que le quartier ne s'éveille, quel plaisir de contempler les hauteurs de la Soupène et du Bourdarot. Quelques instants...avant de coucher sur le papier l'esquisse d'une chronique à publier, le retour intervenu, tard dans la soirée, avant le refuge dans les bras de Morphée.
Chacun se singularise par l'originalité de sa vie domestique...les couche-tôt, les couche-tard, les insomniaques, les dépendants à l'apnée...celles ou ceux addicts au web, au point qu'on les imaginerait presque à l'affût de la moindre référence ou de toute taquinerie à leur endroit!
Signe avant-coureur d'une souffrance intériorisée?

blason-fleursIl fait presque nuit dans le coeur d'une bastide.
Semble-t-elle apaisée, se préparant à baisser les paupières, à l'instar de tout un périmètre ambiant.
La semi-obscurité, à peine contrariée, çà et là, par quelque candélabre, offre à tout oeil averti le contraste frappant d'un récent fleurissement, agréable au regard, importe-t-il de le souligner, avec l'un des derniers vestiges d'une histoire lointaine, un de ces immeubles cossus qui matérialisaient la prospérité de quelques familles.darees-1
Aujourd'hui?  Pompéi?
Apaisée une place centrale, en apparence, vient-on d'écrire. En réalité, habitée par  cette langueur indéfinissable qui prédispose à l'ennui des plus belles...
Cité dortoir...disait-il...disaient-ils, affectés peut être, en ces temps de négation absolue, de cécité ou de léthargie chroniques!
Telles, qu'ils se privèrent de mémorables manifestations et de bien sympathiques animations.

A contrario, plutôt la bousculade dans les arcanes de la messagerie.
Quoi! une modeste contribution sur le blog y aurait contribué!
Délicates réactions...il l'importera de s'y attarder. Plus tard.
Alambiquées...bienvenue au club!!!
L'investigation tournera court, l'accès à l'administration du blog se refusant à toute sollicitation. De même qu'au système en général ou à tout site qu'il hébergerait.
Une telle problématique se vérifie parfois. Le net, science exacte?
En règle générale, ce type d'incident est de courte durée. Mais, ici, que faire?
Ecarter naturellement toute supputation autre que technique...Contacter l'hébergeur, mais ne se refuse-t-il pas à toute relation!
Attendre...quelques heures, toute une journée. Plus?
Prendre son mal en patience, toute en s'enquérant de dommages collatéraux éventuels dans le voisinage. Ne procède-t-on pas ainsi lors d'une panne téléphonique, électrique?
Sentiment d'isolement...cela fonctionne partout ailleurs!
Sentiment d'insécurité...l'oeuvre maligne d'un hacker?
Gardons raison, même si l'on sait l'activisme de virtuoses s'employant dans l'ombre à entremêler les rouages prétendument sécurisés de la toile.
Pour l'anecdote...le dénouement de cette histoire banale est intervenu au cours de la journée. A quelle heure, dans quelles conditions?
Qui se hasarderait à émettre la moindre hypothèse.
En aura souffert la publication de nouvelles chroniques.
Leur temps viendra...
A demain?

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samedi 3 septembre 2011

Encore des mots, toujours des mots...

La vie...un long fleuve tranquille?
Redonner de la fréquence à la publication de chroniques (une ou deux, ou trois ces derniers jours) aura produit quelques effets intéressants.
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Par exemple, la chronique du mercredi 31 août, "Que sont leurs amis devenus...", a provoqué la réaction d'un lecteur quant à la lisibilité de petites bulles. Les phylactères, souligneront ceux à la recherche d'un effet!
Ah! cette calligraphie...
Mille excuses à ce lecteur -occasionnel ou non- et à tous ceux ayant peiné sur l'illustration dont le contenu, à vrai dire, n'ambitionnait pas la postérité.
Que l'on en juge par la reproduction ci-contre...à droite!
La démarche visait simplement à mettre en relief l'érosion d'une "équipe tournée résolument vers l'avenir"...
Comment dit-on dans le monde de l'ovalie?
Ah! oui : comptez-vous quinze!

Autre réaction, relative à la publication, le lundi 29 août, de la chronique "Paroles, paroles...".
Sous le titre "Vous le connaissez peut-être?" à la tonalité introspective, un lecteur (ou une lectrice), sous le pseudo "l'artiste", se livre longuement. Sur le fond, semble-t-ilécrivain au travail!
L'initiative revêt tout son intérêt à l'époque de la rentrée littéraire.
Quel bonheur de découvrir un talent anonyme, que l'on devine habité par la passion de l'écriture. Oui, quel bonheur, quand tant d'ouvrages publiés chaque année dans notre pays brillent le plus souvent par leur banalité.
Rien de commun avec la présente contribution, solide, apparemment argumentée, fertile en imagination ou de cette part de rêve qui distingue tout ouvrage de référence.
Imaginons l'auteur à sa table de travail, au beau milieu d'un agréable fatras.
Fume-t-il? : cigarette, bouffarde, cigarillo...dont les volutes se dispersent alors dans une atmosphère réfléchie et studieuse.
Transporté par une fulgurance, sans doute s'adonne-t-il entièrement sur une feuille blanche ou sur un clavier -génération high tech oblige- dont il caresse imperceptiblement les creux et les aspérités.
Supposons-le se livrer, serein, détendu. La verve et la qualité ne sauraient être synonymes d'ire, de contrariétés et de contraintes.
Envisageons la sarabande allègre des mots, telle une ellipse, avant de se figer -les écrits restent- l'un après l'autre dans l'infini.
Soulignons l'incontestable musicalité du commentaire, le babil suave d'expressions, de phrases alternant concision et développement, que l'on devine sous-tendues dans la quête de l'absolu.
Ah! quel plaisir de s'éloigner de la mièvrerie ambiante!
Mais, pourquoi donc ce talent émergent s'est-il réfugié dans un anonymat propice à toutes les conjectures?
Discrétion? Appréhension des effets d'une notoriété incontrôlable?
Ou sur une réputation?...Mais, pour beaucoup, n'est-ce pas une réalité incontournable!

A vous, maintenant, de découvrir un véritable "petit chef d'oeuvre" appelé probablement à un bel avenir...les écrits restent...
Reportez-vous à la chronique du 29 août, cliquez sur la fonction "commentaires" au-dessous de la dernière ligne...
Appréciez...il n'est pas interdit de commenter un commentaire!

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mercredi 31 août 2011

Que sont leurs amis devenus...

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lundi 29 août 2011

Paroles, paroles...

Une nouvelle catégorie pour le blog.
L'initiative relève de la consultation de quelques archives : presse nationale ou locale, enregistrements divers, prospectus commerciaux ou politiques, tracts, professions de foi, bulletins, déclarations, etc...
Toujours, cette préoccupation de mettre un peu d'ordre dans un désordre...organisé.
Qui a dit, qui a fait : titre évocateur!
Revêtira-t-il toute sa signification tout au long de chroniques probablement à venir?
On verra...
Dans l'immédiat, sans pousser l'exercice au rapprochement systématique de postures ou d'écritures anciennes ou récentes de leur traduction dans la réalité, attardons-nous sur quelques florilèges d'un printemps déjà lointain...
Le local en priorité, une bastide...
Ce qui suit reproduit objectivement -oui objectivement- une première série de déclarations.
Passons sur la syntaxe, peut-être un peu approximative. Ou le style, l'incantation encore et toujours...

QUI A DIT?
"- Je compte bien faire bouger la commune.
- Les résultats ont montré une envie de changements, qu'on pouvait vivre de manière plus intéressante dans la commune.
On était arrivé dans une situation où le village ne servait plus qu'à dormir. Chacun s'enfermait chez soi.
- Il va falloir pallier le plus vite possible à des problèmes de sécurité laissés en suspens depuis trop longtemps (...) la circulation est dangereuse (...).
- Nous allons aussi essayer de rapidement animer la commune (...) les animations sont pour l'instant assez confidentielles (...).
- Un désaccord sur la manière de fonctionner et sur le traitement du dossier enfance et jeunesse m'ont fait démissionner en 1997 (...).
- Mon principal souci, c'est que chacun puisse avoir la même considération.
- (...) j'ai souhaité me tourner vers les jeunes.
- (...) j'ai toujours pris à coeur la vie de la commune".

QUI A FAIT? La question est à l'ordre du jour...

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lundi 22 août 2011

Quel est le nom du film...

facteur-2Cest presque machinal...
Ce geste simple, toutes affaires cessantes, de solliciter sa boîte aux lettres au retour d'un périple.
Ou, quand s'éloigne dans la rue une petite voiture jaune, ou à l'heure habituelle de son passage dans le quartier.
Attente? Impatience?
L'époque n'est plus aux épanchements épistolaires. Doit-on le regretter?
Quelque surprise? Rêverait-on à ce point? Car, en règle générale, l'habitacle ne livre aucun trésor : de la publicité, oui, des prospectus en veux-tu-en-voilà, du courrier commercial...ou fiscal...la saison des feuilles qui tombent approche!

facteur-7C'est tout autant machinal...
facteur-8Lors d'un retour, dès le lever...consulter différentes messageries, vocales ou autres, parfois importunément encombrées.
Ici, faute d'un investissement régulier, l'auteur aura, ces dernières semaines, quelque peu négligé  la consultation du tableau de bord du blog. C'est le moins que l'on puisse dire. Une fois de temps à autre, histoire d'entretenir quelque habitude. Aux abonnés absents, le scribe? Sa dernière chronique s'ouvrait aux toutes premières heures de la saison.

Alors, quelque curiosité, un peu d'oisiveté? Bien malin qui s'avancerait...
Parce que, surtout, la fidélité sans faille de bon nombre de lecteurs aurait regretté ce long silence?
Parce que d'autres, éloignés momentanément de l'hexagone, auraient suggéré que l'on accordât ici quelque intérêt à une compétition imminente, loin, là-bas au coeur de l'océanie?
Stupeur au premier coup d'oeil. Tout au long de la parenthèse, le compteur aura nénmoins poursuivi son cours. Au ralenti, à l'évidence. Bien en deçà du rythme soutenu de périodes plus fertiles, certes.
De quoi interpeller le scribe et probablement réveiller son imagination en latence.
Des effets? Qui en préjugerait!

Car, nul ne négligera la dualité de la conjecture.
Un regard en arrière, sur les dernières semaines. Sur cette majeure partie d'un été qui s'achemine doucement vers son terme.
Aura-t-il marqué les esprits?
Aurait-il déroulé suffisamment d'évènements, de faits et de méfaits pour sustenter un exercice?
On pourrait accroire l'hypothèse. Mais, un flash back sur les dernières semaines justifierait, à postériori, la prise de distance avec le monde réel.
Quoi! revenir régulièrement sur l'actualité, la disséquer, la commenter, en approfondir les réalités aurait finalement consisté à normaliser une démarche, alors que :
- La guerre, des guerres marquaient l'actualité, sans que leur finalité ait été véritablement démontrée.
- Civils et militaires de tous pays tombaient, les uns après les autres, parce que leur engagement ou leur devoir les exposaient au tout premier plan du sacrifice.
banquier-2- La crise investissait écrans et tabloïds, ondes et messageries!
Pour juger de la nouveauté, que l'on reprenne manuels et ouvrages (spécialisés ou de vulgarisation), que l'on se livre à une revue de presse à minima sur les quarante dernières années. Alors?
Le fléau frapperait la planète sans qu'il n'y ait de solution ou de rémission que  l'instauration durable de politiques dures, sacrificielles. Comme si l'on préparait le plus grand nombre, le bon peuple, à un tour de vis social et fiscal.
- On insistait sur les désordres financiers, les déficits publics, la dette, les dettes...sans admettre pour autant la financiarisation de l'économie et la responsabilité de politiques ultra libérales. Sans mesurer leurs conséquences, non pas en termes de justice sociale ou fiscale, mais d'ardoise à supporter...par les mêmes, pardi!
Sans souligner de biens meilleurs sorts pour d'autres, instigateurs des déséquilibres. Seront-ils pour autant interdits de nouvelles spéculations?
- On relevait les atteintes à l'autonomie souveraine des états, l'érosion de la libre gouvernance des politiques par le diktat d'agences de notation sur les programmes et les décisions.
- La multiplication de massacres faisait la une, perpétrés dans la banalité de quotidiens sordides ou par la folie meurtrière au nom dont on ne sait quels fondamentalismes.
- Affaires sensibles, fraudes, malversations et corruption défrayaient peu la chronique lorsqu'elles concernaient telle ou telle personnalité, tel ou tel dirigeant, : un raccourci aux heures de faible audience, quelques lignes dispersées dans la xième page d'un journal...Dans l'attente de leur instruction, à priori supposée complexe, discrète, longue, longue...
En revanche, d'autres ne faisaient pas l'objet de la même complaisance. Ne s'agissait-il pas de dénoncer les véritables fraudeurs sur la place publique? les profiteurs du système...en fait, les bénéficiaires du minima des minimas (à peine 10 euros par jour).
- etc...etc...
Alors, des pulsions, insuffisamment réfrénées à ce qu'on a pu entendre ou lire, une proximité consentie ou non dans le luxe d'un établissement aux couloirs feutrés!!!
Restera une tache indélébile après l'incarnation d'un renouveau...
A demain?

Posté par pierre lalanne à 10:44 - 05-L'humeur d'un citoyen engagé - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]